Posterous
Patrick is using Posterous to post everything online. Shouldn't you?
2009-06-17_22-42-34
 
patgoud’s posterous - Un coup'pat ?
« Back to blog

Roubini nous le dit !

Encore un truc qui finit en i et me fout le bourdon mais contrairement à Hadopi, Roubini lui il a déjà eut raison :

Nouriel Roubini (29 mars 1959 à Istanbul, Turquie - ) est un docteur en économie et occupe en 2009 un poste de professeur d'économie au Stern School of Business de l'Université de New York. Il est aussi président du RGE Monitor, un groupe de consultants économiques spécialisé en analyse financière.Au début des années 2000, il a été surnommé Dr. Catastrophe à cause de ses prédictions économiques notablement plus pessimistes que la plupart des économistes. En 2005, selon Fortune, Roubini a affirmé que le « prix des maisons surfait sur une vague spéculative qui coulerait bientôt l'économie. À cette époque, il a été qualifié de Cassandre. Maintenant, il est un sage. ». source Wikipédia.

Roubini met une nouvelle fois en garde contre le risque de récession - voire de dépression - en L, qui semble se confirmer avec une contraction au quatrième trimestre 2008 de 6% du PIB aux USA et en Europe, de 12% au Japon, et de 20% en Corée. Comme la plupart des économistes, il estime que les autorités européennes n’ont pas pris conscience de la gravité des enjeux et font preuve d’une dangereuse frilosité en se refusant à agir résolument et rapidement. La situation américaine n’est pourtant guère meilleure. Sur les 800 milliards du plan de relance d’Obama, 200 seulement seront alloués cette année, sur lesquels une centaine devraient disparaître en épargne des ménages. Au total, l’effet de la relance serait donc inférieur à 1% du PIB en 2009. Mais il y a plus encore, l’économie mondiale ne repartira pas tant que de profondes reconversions n’auront eu lieu tant chez les exportateurs qu’aux USA. La système bâti sur la surconsommation et le déficit américain d’une part, et les économies exportatrices d’autres part, ne repartira pas en l’état, car le désendettement des ménages américains sera un processus long et douloureux. Dans l’immédiat, la restructuration du système financier aux Etats-Unis est plus que jamais nécessaire. Avec le ralentissement économique, les pertes pourraient atteindre 3600 milliards de dollars, estime-t-il. Conclusion : le secteur est en état de faillite, et la nationalisation s’impose, sans quoi les sommes gigantesques apportées par l’Etat ne servent qu’à tenter de protéger les actionnaires et les créanciers, pour le moment en pure perte.

par Nouriel Roubini, Forbes, 5 mars 2009. La suite de l’article ici.

Les banques sont toutes en faillite. le 10 mars 2009 10h31

Ce qui se traduit par : source http://blogs.lexpress.fr/barbier/2009/03/la-ruse-daccoye.php#comment-3676029 « legrosminet le 10 mars 2009 10h39 »

Pendant ce temps, le massacre sur les marchés financiers et parmi les entreprises du secteur financier se poursuit. Le débat sur la « nationalisation » des banques est à la limite surréaliste, puisque le gouvernement américain a déjà engagé pour le système financier 9 000 milliards de dollars sous la forme de garanties, d’investissements, de recapitalisation et de liquidités (et qu’il a déjà dépensé la somme stupéfiante de 2 000 milliards de dollars sur ce montant).

Le système financier américain est donc « de facto » nationalisé, depuis que la Réserve Fédérale est devenu le prêteur de premier et de seul recours, plutôt que celui de dernier recours, et depuis que le Trésor américain est devenu le client et le garant de premier et de seul recours.

La seule question est de savoir si les banques américaines et les institutions financières devraient être nationalisées également « de jure ».

Mais même dans ce cas, le distinguo se résume à : nationalisation partielle, ou entière ? Avec 36% de participation (et bientôt plus) dans la banque Citi, le gouvernement américain en est déjà le principal actionnaire. Quel est donc ce non-sens de ne pas nationaliser les banques ? Citi est déjà partiellement nationalisée de fait, la seule question est de savoir si elle doit l’être entièrement.

Idem pour l’assureur AIG, qui a perdu 62 milliards de dollars au quatrième trimestre 2008, et 99 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2008. L'assureur AIG appartient déjà à 80% à l’Etat. Avec des pertes aussi sidérantes, l'assureur AIG devrait être détenu officiellement à 100%. Jusqu’à aujourd’hui, les fonds engagés par la Fed et par le Trésor public pour renflouer les actionnaires et les créanciers d’AIG sont passés de 80 milliards de dollars à 162 milliards.

Étant donné que les détenteurs d’actions ordinaires d’AIG sont déjà ruinés (le cours de l’action ne vaut plus rien), le sauvetage d’AIG se transforme en un renflouement de ses créanciers qui sans lui seraient aujourd’hui en faillite. AIG a vendu plus de 500 milliards de contrats toxiques, qui sont des garanties sur les défaillances de crédits (CDS). Les souscripteurs des ces contrats sont les principales banques américaines.

La presse et les analyses produites par les banques suggèrent que Goldman Sachs a obtenu environ 25 milliards de dollars sur les sommes allouées par le gouvernement pour le renflouement d’AIG, et que Merrill Lynch a été le deuxième plus grand bienfaiteur des ces largesses. Il ne peut s’agir là que d’estimations puisque le gouvernement tente de dissimuler quels sont les bénéficiaires du renflouement d’AIG. (L’agence Bloomberg devrait peut-être poursuivre la Fed et le Trésor pour les contraindre à divulguer ces informations.)

Mais certains éléments sont pourtant connus : Lloyd Blankfein (de la banque Goldman Sachs) était le seul dirigeant d’une firme de Wall Street à être présent à la réunion de la Fed de New York lorsque le renflouement d’AIG a été discuté. Cessons donc de jouer : les 162 milliards de dollars du renflouement d’AIG sont un renflouement sans transparence, opaque et sombre des clients d’AIG : Goldman Sachs, Merrill Lynch et d’autres banques nationales et étrangères.

Lorsque le Trésor s’abrite derrière l’excuse du « risque systémique » pour engouffrer encore 30 milliards de dollars dans AIG, c’est là une façon polie de dire que sans un tel renflouement (et sans une autre demi-douzaine de programmes gouvernementaux de sauvetage , tels que les TAF, TSLF, PDCF, TARP , TALF, sans oublier un programme qui a octroyé 170 milliards de dollars supplémentaires de crédit pour les banques, avec une pleine garantie des pouvoirs publics), Goldman Sachs et toutes les autres grandes banques américaines seraient aujourd’hui complètement insolvables.

Même avec les 2 000 milliards de dollars alloués par le gouvernement, la plupart de ces firmes financières sont insolvables. Avec les défauts de paiements sur les crédits qui augmentent - et étant donné les perspectives macroéconomiques -, cela signifie que les pertes prévisibles sur les crédits subies par les entreprises financières américaines atteindront les 3 600 milliards de dollars.

Pour le dire simplement, le système financier américain est effectivement insolvable.

 

 

 

 

 
Got an account with one of these? Login here, or just enter your comment below.
Posterous-login    Connect    twitter