Retour sur la Dune
Il y a quelque temps, je suis allé faire un tour sur la dune du Pyla avec Jean Luc* un vendredi de fin août, Alain* nous a rejoint dans l’après midi.
*Moniteurs de parapente
Pour ce premier contact, je n’avais pas lu le mode d’emploi de la Dune auparavant… Je profite de ce post pour vous faire part de mes observations :
1. La dune faut y aller léger, le sable pardonne plus facilement les contacts, (dans une certaine mesure) cela veut dire pratiquement qu’une sellette spécifique s’impose surtout si on est débutant, car si les expérimentés décollent du premier coup et se reposent ensuite directement au parking, ce ne fut pas mon cas … il faut donc s’attendre à transpirer quand on n'est pas doué et moins on a trainer mieux c’est. Par compte pour voler faut parfois être lourd (le poids c'est le moteur) en fonction du vent, à vous de trouver votre compromis en fonction du vent et de vos capacités.
2. Le sable n’est pas (toujours) notre ami , il s’insinue partout, donc pour les appareils électroniques comme la radio (utile pour avoir les infos de la balise météo) le téléphone portable (météo aussi+ secours) et la montre (mieux vaut la laisser à la voiture), un emballage type poche plastique hermétique peut s’avérer utile . Si vous utilisez votre sellette habituelle équipée d’un secours enlevez-le ! C’est ce que je ferais en tout cas la prochaine fois… je ne suis pas là pour vous mettre en insécurité, mais vous n’aurez que peu d’occasion de faire secours vu l’altitude atteinte (trop bas pour avoir le temps d'ouvrir le parachute), et cela vous évitera d’avoir à l’ouvrir et à le replier après avoir virer le sable…
3. A la dune le dynamique fonctionne au dessus de 15 km/h de vent disons 18. Entre 18 et 25 donc c’est idéal pour le débutant, entre 25 et 35 ça commence à être difficile toujours pour le débutant et la maitrise de l’accélérateur (câble qui modifie le calage de la voile) devient indispensable puisqu’on atteint facilement en l’air la vitesse maxi bras haut des ailes standard (37).
Ceci dit revenons en à cette journée d’août.
Allez à la dune, c’est aller au Petit Nice (en 1 sur la photo satellite) qui se trouve après, son parking ombragé et son sympathique restaurant (dont j’ai oublié le nom) vous aideront à passer une journée agréable, mais vous allez peut être me dire que l’on est loin de la dune, en fait la dune s’étire jusqu’au parking du Petit Nice, elle est moins haute mais la pente parfois plus accentuée que la dune principale favorise l’effet dynamique du vent.

Restaurant.

Vue Satellite Google Earth.voir zone 1.2.3.4.5.

Donc le matin vers 10 h30 par un vent de Nord ouest, Jean luc et moi nous avons testé la première combe (en 2 sur la photo satellite) enfin c’est surtout moi qui l’ait testée, car je n’arrivais pas à décoller… Jean Luc lui se balade à droite et à gauche tout en jetant un coup d’œil sur mes déboires… Quand je finis par me lancer dans la pente au risque de perdre trop d’altitude, et je pars à gauche vers le petit Nice (c’est le plus facile) mais à mi chemin, je croise une aile qui en revient (prioritaire : elle a la pente à droite) je m’écarte… de trop, je sors de la zone d’influence dynamique et je me vache sur la plage… je suis bon pour remonter la pente.

j’arrive en haut 20 minutes plus tard… plus de vent, un orage est en train de se former devant le Cap ferret en face et les cumulonimbus aspirent la masse d’air, on pense que cela va passer au nord mais le vent tourne justement au nord , Jean Luc qui est rentré au parking directement en raison de la menace d’orage me téléphone pour me dire de faire gaffe. Pour moi, il fait encore soleil, le vent n’est pas suffisant… mais en 5 minutes le ciel s’obscurcit, le vent revient et la pluie n’est pas loin… en mer ça change rapidement, je décolle sur les premières bourrasques annonçant la pluie pour tenter de rallier le parking (avec un élévateur à l’envers, car j’ai vidé ma voile du seau de sable qu’elle contenait et je l’ai mal remonté) Je ne parcours qu’un quart du chemin et donc je marche pour rejoindre le parking sous une pluie légère, on décide alors d’aller se restaurer… Appel d’Alain qui est sur la route…

Après un Demi et une salade landaise délicieuse nous attendons Alain, la pluie n’a pas été méchante et le temps se dégage progressivement, Mais le vent à forci et est passé au Nord. Alain arrivé, nous voilà tout trois repartit pour la deuxième combe plus large (en 4 sur la photo satellite), après les blockhaus. Sur la dune pas grand monde ne s’y risque, tout au plus deux pointures, du moins celle qui est proche de nous en est une . Les autres (écoles) font du gonflage sur la plage avec des voiles de 9 m2 ! Arrivé dans la combe, je regarde Alain et Jean luc s’amuser tout l’après-midi,
et je prends des photos (j’ai fait une sieste aussi) car le vent est trop fort pour moi, la balise météo annonce entre 25 et 35 km/l. Alain qui est venue avec sa Gin boomerang qui a de la finesse est à demi accélérateur et Jean Luc avec son Oasis et le plus souvent à fond (1er barreau ?).

Un Paramoteur vient nous rendre visite, coupe le moteur et évolue un peu en dynamique, signe de vent !

Deux Jeunes des Alpes (j’aurais l’occasion de discuter avec eux en fin de soirée) utilisent des Bio air Bulle, ils sont vraiment impressionnants de virtuosité et les performances de la voile sont aussi impressionnantes (les ventes de ce type de mini-voile ainsi que les voiles montagnes sont en train d’exploser actuellement, surtout du côté des Alpes…) Petit délire durant le vol 4807 : 161,8 Km/h avec une Baby Bulle 12.
La zone 4 plutôt basse demande de prendre de la hauteur pour être passée, ensuite la grande dune (en 5 sur la photo satellite) qu’ Alain et Jean Luc se lassent à tenter de l’atteindre car le vent de face, même accélérés à fond, vient à bout de leur patience.

De mon côté je fis une brève tentative de gonflage de la voile en bas de la pente, mais après avoir été trainé sur la pente, je me décidais à plier définitivement et à rentrer à pied… Il y avait longtemps que je n’avais pas autant marché dans le sable depuis le Sahara en fait (lol) mais je ne regrette pas, il faut parfois en passer par là pour apprendre et mieux vaut regretter d’être au sol qu’en l’air !

Zone de pliage au Petit Nice et le réconfort du marcheur… (ouais je sais la seule photo de moi c’est au bar….)

Pour s’aventurer jusqu'à la dune encore faut il être sur de l’orientation du vent et de sa force ce qui est encore plus délicat… après avoir brièvement croisé « le gourou de la dune » lors de la journée, bien malin celui qui peut être sur de la météo dans ce coin, le cap ferret, le ban d'Arguin, la marée, la mer, beaucoup d’influences se combinent en cet endroit !
En tout cas en lisant le numéro 65 de la revue Aérial, je suis tombé sur une comparaison test Météoblue / Windguru que je ne connaissais pas, en effet ce dernier est plutôt dédié aux sports de mer. Mais pour le spot du Pyla nous sommes concernés. C’est à l’occasion du Wagas festival 2009 que les prévisions des deux moteurs ont été comparées par le magazine, je connaissais Météoblue que j’avais d’ailleurs utilisé pour la journée, mais il ne donnait qu’une moyenne de vent qui c’est d’ailleurs révélée juste (27 km/h). Windguru quand a lui donne un mini maxi ce qui est plus intéressant.
Hé mais dites donc ce samedi 19 septembre, ce n’est pas mal ! (sauf qu'il pleut...)



